Le Chardonneret – Donna Tartt
Quatrième de couverture
Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu’il soit aujourd’hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d’hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu’est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D’où vient cette toile de maître, Le Chardonneret, qu’il transporte partout avec lui ? À la fois roman d’initiation à la Dickens et thriller éminemment moderne, fouillant les angoisses, les peurs et les vices de l’Amérique contemporaine, Le Chardonneret laisse le lecteur essoufflé, ébloui et encore une fois conquis par le talent hors du commun de Donna Tartt.
L’histoire se déroule sur 15 ans. Quinze années d’errance psychique, durant lesquelles Theo Decker tente de survivre au malheur qui l’a frappé à l’âge de 13 ans. Ce parcours initiatique entre New York et Amsterdam, en passant par Las Vegas, sera pour lui un moyen de se découvrir, de savoir ce qu’il attend vraiment de la vie, si dure soit-elle, et de l’amour …
Ce roman est aussi une magnifique histoire d’amitié entre un David Copperfield et Huckleberry Finn des temps modernes, livrés à eux même dans l’ambiance opiacée d’un Végas destructeur, avec des scènes dignes de films tels que Requiem for a dream et Las Végas parano.
Les personnages sont profonds, on les aime autant qu’on les déteste, tel Boris, alcolo, junky, dont la rhétorique porte parfois à réflexion.
‘’ Je dois dire personnellement que je n’ai jamais tracé une ligne aussi nette entre ‘’bon’’ et ‘’mauvais’’ que toi … Et si notre méchanceté et nos erreurs étaient la matière même qui détermine notre destinée et nous amènent vers le bien ? Et, si pour certains d’entre nous, on ne pouvait y arriver d’aucune autre manière ? ’’
Avec son écriture fine et son goût du détail, Donna Tarrt nous décrit avec brio chaque situation, chaque événement, chaque ressenti. Quel talent ! On devine un énorme travail de recherche et aussi une sensibilité extrême. L’Art est omniprésent, on y parle d’histoire de l’Art, d’antiquité, de musique, de littérature, de peinture, et plus particulièrement du tableau Le Chardonneret de Carel Fabritius, fil conducteur de toute l’histoire.
On ne s’ennuie pas une minute, durant les huit cent pages (même pas mal !) Donna Tartt, nous tient en haleine jusqu’au bout. A quelques pages de la fin, elle réussit presque à nous leurrer en nous laissant supposer un dénouement mièvre et décevant, mais que nenni, c’est sans compter sur son talent.





J’avais beaucoup aimé le Maitre des illusions, puis été un peu déçue par Le petit copain. Mais là tu me donnes très envie de me replonger dans l’univers de Donna Tartt !!!